Les origines : le Kaer Maudit

Après la disparition des premiers Héros, d’autres surgirent pour prendre la relève. Leur baptème du sang fut tout aussi douloureux.

Leur histoire a commencé il y a quelques semaines, en 1506 TH, dans le Kaer Bienheureux. Un Kaer où tout se passait bien et où les habitants ne craignaient que tois choses, le Grand Extérieur, les Horreurs qui viendraient de ce Grand Extérieur et la folie qui viendrait de ces Horreurs et qui frappent régulièrement les vôtres, des voisins, des amis, des proches…

Le conseil de la ville, dirigé par Marvin le Généreux, doit alors agir avec la plus grande célérité et s’emparer de ces fous pour les purifier. On ne les revoit alors plus jamais. Marvin le Généreux est un Ts’krang adepte armurier et un commerçant prospère. Sa fonction de chef est héréditaire, chaque génération d’armurier apprenant tout à la suivante pour reprendre les rennes du Kaer. Sa maison-forge, ainsi que celles des autres dignitaires du Kaer Bienheureux, se trouve au centre du Kaer, au pied de la Tour du Soleil. Cette tour porte un cristal de lumière gros comme une maison et assure l’ « ensoleillement » des habitations et des jardins suspendus édifiés en cercle concentrique autour.

Le problème, c’est qu’un jour l’écumeur de ciel ork, faisant le malin accroché aux sculptures de la paroi du Kaer, est tombé dans le bassin-source de la deuxième rivière du Kaer, celle qui est fangeuse et nauséabonde, celle contaminée et interdite.

Or en émergeant du bassin immonde devant ces camarades, quelle ne fut pas sa surprise de se retrouver dans une eau limpide, bien meilleure que celle de la 1ere rivière. Pourtant ces camarades ne voyaient autour de lui que boue pestilentielle !

Cherchant à comprendre ce maléfice, la petite bande plongea dans le bassin et nagea au-delà de la paroi du kaer, au travers de la source. Ils émergèrent dans une grotte exigüe reliée à un réseau de failles. Explorant ces failles, qui couraient derrière les protections magiques du dôme du Kaer, ils en découvrir plusieurs qui communiquaient par des fissures à l’intérieur du Kaer, permettant de jeter un coup sur la ville.

C’est ainsi qu’une autre réalité leur apparue : le Kaer à la lumière réconfortante, aux cultures généreuses, aux gens plein de santé, aux magnifiques peintures rurales n’était plus qu’un lieu sombre peuplé de plantes rabougries et couvertes de parasites, de gens éclopés, édentés, au teint maladif et au corps couvert de bubons, de tumeurs, de plaies suintantes. Seules les plus jeunes semblaient épargnés. Les plus atteints étaient les dignitaires « prospères », les riches marchants, le trésorier étant le pire.

Pire encore, le bruit du vent était devenu un mugissement, le mugissement de corps réduits à des amas d’organes suintants suspendus au dôme dans des cages de fer !

Seul Marvin le Généreux, toujours accompagnés de son fils, semblait épargné.

Mais autre chose, plus proche était corrompue : les pièces de monnaie des jeunes héros se mire à remuer dans leur bourse, puis à les déchirer. De petits monstres difformes et métalliques en sortir pour venir pomper le sang des jeunes gens. Manifestement, la monnaie était le vecteur de corruption. Mais où était la source.

Marvin peut-être, lui si prompte à distribuer les richesses autour de lui. Les héros retournèrent alors dans le Kaer, s’efforçant de croire en l’odieuse illusion qui dansait devant leurs yeux et que certains, réputés fous, perçaient de temps en temps, avant d’être « purifiés » et de rejoindre les malheureux suspendus au plafond. En tentant de confronter Marvin, ils découvrir pourquoi son-fils le collait toujours, pourquoi sa fonction se transmettait de père Ts’krang en fils Ts’krang : sous leurs riches robes de dignitaire, un seul corps monstrueux reliait les deux êtres dans un chaos de chaire et de membres fusionnés.

En combattant contre lui, ou eux ?, ils l’entendirent parler avec un être au-dessus d’eux. C’est alors qu’ils comprirent pourquoi il y avait si peu de lumière : là où aurait du briller le cristal de soleil, il n’y avait qu’une énorme créature, un amas de chaires bouffies et boursouflées une parodie de bambin géant et difforme, bref, une Horreur !

Image
Gibbering Abominationby ~Miles-Johnston http://miles-johnston.deviantart.com/art/DnD-Gibbering-Abomination-302235335

Après avoir éradiqué Marvin le Corrompue, les Héros se mirent en devoir de fuir dans les égouts du Kaer pour fuir la population qui, les croyants devenus fous furieux, les pourchassait. Dans ces égouts, ils entreprirent de récupérer tout ce qui pouvait exploser dans la forge de Marvin pour abattre la Tour du Soleil.

Dans un grand boucan, un chaos de pierres et de poussières, ils émergèrent au pied des ruines de la tour et s’acharnèrent à tailler en pièce la boursouflure tandis que la population découvrait le cauchemar dans lequel elle vivait alors que la main de l’Horreur sur ces illusions lui échappait.

Fortement ébranlés, paniqués les gens se tournèrent vers les jeunes qui n’avaient pas encore été corrompues par l’or maudit de la boursouflure, et plus particulièrement vers ceux qui les avaient libérés de la corruptrice.

Les jours qui suivirent furent chaotiques et ponctués de suicides et de folies alors que les habitants tentaient de panser leurs plaies, de guérir leurs immondes maladies et d’achever sans douleurs les horribles décorations vivantes du dôme. Il fut décidé de s’ouvrir au Grand Extérieur, qui ne pouvait finalement être pire que l’intérieur, et d’envoyer les nouveaux Héros avec une grande partie des richesses du kaer chercher des secours.

Hélas, quelques jours après avoir émergé au cœur d’un petit marais puis avoir rejoint une pleine en contrebas de montagne, ils rencontrèrent leurs premiers étrangers : des cavaliers orks. Ceux-ci les délestèrent des richesses du kaer et partir au grand galop, entrainant avec eux les espoirs de guérison du Kaer « Malheureux ».

Nos jeunes Héros retrouvèrent leur campement, dévasté par une force venu du ciel qui ne tarda pas à se présenter à nouveau.

C’est ainsi que ces jeunes Héros rejoignirent ceux qui les avaient volés dans les cales du Mordant, avant d’être transféré dans celles du Bouledogue, à la demande d’un officier humain manifestement en colère envers le capitaine nain Doigtdor et ses pratiques.

Sur ce, bonne nuit et ne faites pas de cauchemars

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