Carnets Lyriques d’un Exilé, feuillet n°2

Les vers ci-dessous, qui me sont revenus dernièrement en mémoire, sont bien antérieurs à notre périple. Ils reflètent bien mes dispositions pour le noble art du tissu et du vêtement :

Prodigieuse invention du métier à tisser.
Du néant et du tissu tu triomphes de l’impudeur,
Et devant mes yeux écarquillés,
Tu mets l’Ork en valeur.

Entrelas, dorures et points de croix,
Autant de précieux procédés
Qui font du lin rugueux et froid
Des atours dignes d’un roi.

Tristesse du prisonnier,
Ou punition du Théran,
Qui dans une triste uniformité,
Finiront mal fagotés.

Si voyageur en bonne compagnie
Fais grand cas du choix de tes habits
Dispute à ton hôte l’élégance,
Dont t’a doté un jour la Providence.

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