Carnets Lyriques d’un Exilé

Que mes lecteurs me pardonnent, mais ce premier essai poétique narrant mes mésaventures fut écrit de nuit, dans la froideur de la montagne. De son succès auprès de mon sévère auditoire dépendait l’entrée dans le Kaer, et donc ma survie. J’ai réussi, mais aujourd’hui encore, je trouve le ton de ces vers léger, voire trivial :

C’est à la lueur du feu la nuit
Qu’on distingue l’Horreur de l’Errant.
Ce dernier a les lèvres bleuies,
Et rêve d’un steak bien saignant.

Pour comprendre ces quelques lignes, il faut savoir que mes compagnons et moi, perdus dans une région inconnue après avoir échappé à nos geoliers, avions découvert un asile. L’accès nous était accordé sous condition que nous réussissions à déployer nos talents artistiques.

Ohé du Kaer !
Qu’on prête l’oreille,
Si nous hélons assez fort
La Sentinelle qui veille.

La garde répond par la prudence.
Nous serons les bienvenus
Quand nous montrerons au sceptiques
Une production artistique de notre cru.

Enfin c’est l’accueil,
Les thermes et la venaison
Qui réchauffent nos corps meurtris,
Par notre longue excursion.

Louange à Ariel,
A sa communauté solidaire,
Qui sans rien en attendre
Ont mis fin à notre calvaire.

Hélas !
Dans les bains l’amertume se mêle à la joie,
Pour nos effets dérobés,
Par d’odieux hors-la-loi.

Ce n’est pas tant le vol de notre argent
Qui provoqua mon ire,
Mais plutôt les grises défroques
Dont nous affublèrent ces tristes sires.

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