Nadrang Beausatours

Ma jeunesse insouciante dans le Kaer Bienheureux

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NADRANG BEAUSATOURS

Moi, Nadrang Beausatours, fils de Mirmidiae Routoison, j’ai toujours trouvé que le Kaer Bienheureux portait bien son nom. En tous cas, je m’y suis toujours plu, et je n’ai jamais ressenti ce curieux besoin d’évasion et de changement qui était la principale motivation des grandes personnes autour de moi. Je n’ai pas considéré Bienheureux comme une prison, mais comme un immense terrain de jeu, d’autant plus grand que ma nature naine en modifiait la perspective.

Même la mort accidentelle de mon géniteur n’a pas troublé mon enfance : j’étais bien trop jeune pour comprendre la douleur de ma mère, et l’absence de mon père. Pour autant que je me souvienne, ma famille, c’est ma mère et seulement ma mère, une artiste passionnée et appliquée qui avait la chance de pouvoir mêler son hobby et son métier. Et comme vous allez le voir plus tard, son activité d’alors a eu une grande influence sur moi…

J’ai commencé comme tous les jeunes nains de mon âge : rugueux, bagarreur, fonceur, j’étais de tous les mauvais coups. Heureusement pour les personnes chargées de mon éducation (ou devrais-je dire de ma surveillance ?), on a décelé chez moi des prédispositions à la maitrise des éléments, et j’y ai tout de suite vu le moyen d’épater mes amis et de faire de nouvelles farces pour lesquelles je ne serais pas puni. Cela a eu un succès mitigé, mes talents d’élémentaliste étant à l’époque des plus confidentiels.

Mes amis de toujours

J’ai malgré tout délaissé mes amis de l’époque, une bande de terreurs surnommée les « Cinq du Tonneau », en référence à la vieille barique de vin de Kaer poussiéreuse qui nous servait de repaire. Je pense qu’il ne m’ont jamais vraiment pardonné de laisser tomber nos raids contre les bandes de gamins rivales pour m’enfermer dans la bibliothèque du Kaer.

Je partageais mon temps entre les livres descriptifs du tissage des éléments et les après-midi avec mon ami Olochai Tête-Jaune, un voisin Ork qui me complétait parfaitement.
Il était la force physique, j’étais la ruse.
Il était l’intimidation, j’étais le verbe.
Il était aussi impressionnant que j’étais insignifiant.
Nous avons vite appris à exploiter cette complémentarité et nous sommes devenus inséparables. Même ma mère le considérait comme un membre de la famille. Aujourd’hui encore, alors que je suis sur la route, l’infatigable Olochai m’accompagne !

Ma passion pour le beau

C’est en parcourant un recueil de sorcellerie faisant office de livre de chants, que j’ai eu l’idée de mes premiers vers. A cette époque évidemment, ils ne pouvaient évoquer qu’un seul thème :

Dans la poussière, les coups et les cris,
La bataille du Tonneau fait rage.
N’aie crainte, Citoyen endormi,
Je sais d’ou vient ce tapage.

Point d’émeute dans le Kaer,
Pas plus que de monstre en travers de ta rue,
Ces épées en bois, et ces voix fortes et claires
Sont celles de Nadrang, et ses Frères.

Jour après jour, à travers Bienheureux,
la bande du Tonneau étend son territoire.
Ce soir si nous sommes chanceux,
A la citronnade fêterons la Victoire.

Ce chant de guerre fut celui de ma bande durant toutes nos aventures. Mes amis d’alors, enthousiastes, insistèrent pour que j’en compose davantage. Même ma mère et Olochai, impressionnés par ma capacité à composer des rimes improvisées, m’encouragèrent à en créer d’autres, que je déclamais en toutes occasions. J’en écrivis plusieurs centaines sur divers supports, mais j’égarais la plupart de ces carnets et quand j’en retranscris aujourd’hui, je me fis le plus souvent à ma mémoire.

Par ailleurs, ma mère Mirmidiae commença à m’enseigner l’art pour et par lequel elle vivait : la couture et la broderie. Je restais des heures à la regarder les tenues qu’elles confectionnait pour les notables de notre Kaer. Très vite je voulus être aussi bien habillé que ces importants personnages, et je récupérais des chutes des tissus de son atelier pour fabriquer des uniformes pour moi et les Cinq du Tonneau. Ces tentatives très médiocres me dissuadèrent de continuer à tenter de fabriquer par moi-même mes habits. N’est pas Mirmidiae Routoison qui veut ! Ma décision était prise : si je devais un jour gagner beaucoup d’argent, je le dépenserais en priorité en vêtements et bijoux.

Depuis ce jour, je m’emploie simplement à être le Voyageur le plus élégant qu’ait jamais connu Barsaive !

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Une réflexion sur “Nadrang Beausatours

  1. Mon cher Nadrang,
    Votre récit autobiographique ne peut qu’accroitre votre renommée (200 PL).

    Vos vers (et vos verres ?), couchés dans vos Carnets lyriques d’un Exilé, vous rapportent 5 Points de Karma Polyvalent (PKP), à utiliser pour tous tests de votre choix au cours de l’arc narratif en cours. Vous pouvez aussi les échanger contre un Rejet du Destin : une fois dans l’arc narratif, le destin vous permettra de demander un rejet de dés, pour vous-même ou pour l’adversité.

    Qui Revient de Loin, scribe itinérant

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