Enquête sur les meurtres de GrandFoire et Throal

Journal de Krys’Ten, Feuillet n°5

Rencontre avec Torgus Fortmarteau

Le lendemain matin, je me lève à la première heure, ayant un rendez-vous avec Léon pour le deuxième essai de mes ailes. Mes compagnons, ainsi que Talmek, m’accompagnent.

Je frappe à la porte de chez Léon en espérant qu’il soit levé. Nous attendons un moment et je refrappe un peu plus fort.

La porte s’ouvre mais ce n’est pas Léon c’est un Orc à l’air bourru :

-« Qu’est-ce que c’est ? demande cet Orc.

-Vous êtes qui ? demandai-je, en espérant qu’il ne soit rien arrivé à Léon, avec sa malchance habituelle…

Torgus Fortmarteau, répond l’Orc.

-Sûrement un nouveau domestique, dit Paradim.

-Tu as sûrement raison, lui répondis-je, puis ajoutant pour l’Orc, nous avons rendez-vous avec Léon. »

L’Orc nous fait rentrer chez Léon en grommelant dans sa barbe. Nous entendons des pas précipités dans l’escalier et de plus gros bruits ensuite, comme si quelqu’un était tombé dans l’escalier en loupant une marche. En effet, Léon se retrouve en bas de l’escalier, un peu plus rapidement et avec quelques bosses en plus que ce qu’il avait certainement prévu.

En se remettant debout, Léon nous informe que Torgus est l’un de ses amis. Il est forgeron et il vient de Travar. Il a également participé à la confection de mes ailes, pour tout ce qui est ferrure.

Deuxième essai des ailes

Je suis prête pour le deuxième essai. Je me lance dans le vide mais je me rends vite compte qu’il n’y a pas de vent et que je tombe très vite, trop vite. Je crie :

-« PAS DE VENT, PAS DE VENT !!! »

En voyant le sol arriver de plus en plus vite, je commence à me recroqueviller et à faire naître une peau de bois sur mon corps pour éviter le plus de dommage possible. Mais d’un coup je suis brutalement emportée un peu plus haut (ou peut être juste freinée trop rapidement, je ne saurai dire) et je sens un courant d’air me permettant de planer. Je vois plus bas Nadrang lever les bras vers le ciel et je me dis que je lui dois une fière chandelle car je sais que c’est lui qui a créé ce courant d’air. Je plane pendant un bon moment et je comprends que si je m’éloigne trop du courant d’air, et donc de Nadrang, je tombe plus vite. Je reviens donc rapidement dans la zone du vent. Je continue à planer pour finalement atterrir devant mes compagnons sur les genoux (ou plutôt sur la peau de bois de mes genoux) avec un grand sourire. Demain, j’essaierai de battre des ailes.

Sur l’une des ailes, il y a un morceau de bois qui a craqué. Il va falloir le remplacer. Je demande à Léon si avec du bois élémentaire ça ne serait pas mieux. Il me dit que si mais que ce n’est pas facile d’en trouver.

Enquête sur la série de meurtres à GrandFoire

Pendant que je me défais des ailes, nous discutons avec mes deux compagnons des meurtres survenus dans la ville et j’envoie Talmek avec Léon à l’aérodrome pour qu’il aille acheter du bois élémentaire (il n’en faut pas beaucoup, ça devrait aller). Torgus nous entendant discuter de ces meurtres, nous dit qu’il y en a eu un autre au quartier de La Rivière Noire, cette nuit. Il l’a appris à la boulangerie et nous propose de nous accompagner pour que l’on puisse en découvrir plus.

A la boulangerie, nous apprenons d’une cliente que son mari a entendu les bruits de la boucherie car il travaille comme meunier dans le quartier de La Rivière Noire. Mais elle ne veut pas nous dire où exactement. Et comme le ton monte un peu, un Orc s’en mêle en nous demandant de laisser la dame tranquille. Et la dame s’en va rapidement. Nadrang essaie de la rattraper et, avec Paradim, nous demandons si personne ne sait où travaille le mari cette femme. Torgus, qui était resté un peu à l’écart, demande à l’Orc qui lui répond qu’il travaille en face du bordel de la Raie Scorpion.

On rejoint Nadrang, et on se dirige vers le quartier de La Rivière Noire. Arrivée dans le quartier, je repère notre faux cul-de-jatte et je lui demande d’assez loin :

-« Raie Scorpion ?

-Par là troisième rue à droite, me réponds précipitamment le cul-de-jatte.

-Merci »

Nous pouvons reprendre notre route. Il y a du bon d’être reconnu, on n’a plus besoin de parler pendant des heures.

En arrivant devant la Raie Scorpion, nous entendons une meule venant d’un bâtiment en face. C’est notre destination. Torgus démonte la serrure sans anicroche. Ça nous change, de ne pas à avoir à défoncer les portes. C’est dommage, j’aime bien, ça défoule de temps en temps.

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Le moulin de « Chouchou », quartier de la Rivière noire.

À l’intérieur, c’est plein de poussière mélangée à de la farine, et il y a même un rat qui se balade mais ce n’est sûrement pas le seul. Nous fouillons le rez-de-chaussée, mais nous ne trouvons personne. Le mari ronfle à l’étage, sur une table avec quelques bouteilles vides. En le réveillant, on lui demande de nous raconter ce qu’il a vu du meurtre et où cela s’est déroulé. Le meurtre est selon lui horrible et il y a du sang partout. La famille toute entière a été tuée. Elle était arrivée depuis peu de temps et venait de Vivane. Il nous ramène jusqu’à la porte et nous désigne la maison où les meurtres ont eu lieu. Devant la maison voisine, un homme se tient, les bras croisés, le regard noir. Le meunier nous dit que c’est Jojo et qu’ils ne s’entendent pas. Je comprends le pourquoi de ce regard.

Nous allons voir l’endroit du meurtre. C’est comme dans la maison à coté de chez Lola, un vrai bain de sang et sur l’une des toiles de tente, il est écrit avec du sang : « Les porteurs de morts arrivent ».

Nous décidons d’aller interroger Jojo le voisin. Il ne veut pas répondre et à un moment il tente de rentrer chez lui mais j’arrive à le soulever par le col. Il hurle au meurtre, mais personne ne réagit. Il appelle un certain Nono et on entend la porte s’ouvrir avec le dit Nono, son fils, armé et qui nous demande de laisser son père tranquille. Mais, avec ma main libre, je commence à dégainer l’une de mes dagues et je l’allonge pour qu’elle arrive au nez dudit Nono, en lui disant que la mienne est plus longue et que l’on veut juste savoir ce qu’il s’est passé à coté, que l’on ne veut tuer personne. Nono veut bien répondre si je pose son père par terre, ce que je fais, et je rengaine juste après. Ils nous disent à peu près la même chose que le meunier et à part que le tueur est passé par le toit pour rentrer.

Nadrang suivi par Torgus décident de retourner voir les meurtres dans le quartier noble. Paradim et moi-même, nous décidons de regarder d’un peu plus près les traces de sang car il y a des traces qui s’éloignent de la zone du meurtre. En les suivants, nous quittons La Rivière Noire et nous arrivons en haut d’un poteau où plusieurs cordes sont attachés et redescendent toutes vers d’autres poteaux. Plusieurs cordes sont élimées sur le dessus, donc en les utilisant, il est possible de parcourir une grande distance. Paradim découvre la corde utilisée et nous remontons la piste. On arrive dans un autre quartier mais nous n’apprenons rien de plus, si ce n’est que certaines personnes, surtout des malandrins, utilisent les cordes la nuit. Nous décidons de retourner dans le quartier de La Rivière Noire et d’aller au plus haut des poteaux. Ce poteau, comme un heureux hasard, se trouve être dans le « palais » de Derfillon, notre vieil ami. Je ne pense pas qu’il apprécie notre visite mais on va essayer de lui demander gentiment, pour une fois.

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 Le « palais » de Derfillon, au centre du réseau de cordes du quartier (Jalapenostark).

Les gardes ne nous laissent pas passer. On leur demande d’aller prévenir Derfillon que l’on souhaiterait le voir pendant que nous faisons un petit tour. En revenant, la garde à la porte a doublé mais nous laisse rentrer. Après une brève explication de ce que nous voulons, Derfillon accepte à la seule condition que Paradim monte au poteau cul-nu. Ce n’est pas tolérable et nous refusons. Nous trouverons un autre moyen, comme monter la nuit par les cordes elles-mêmes.

Enquêtes sur les meurtres de Throal

Vu que c’est l’heure du déjeuner, nous allons retrouver Nadrang et Torgus dans nos quartiers pour échanger sur ce que l’on a trouvé. Ils ont trouvé deux bouquins avec des choses importantes dedans mais comme je n’écoute pas trop je ne comprends pas grand-chose. Je surprends juste quelques noms comme celui du Roi, de son principal rival et de Nid-de-Savoir.

Après le déjeuner, nous décidons de nous rendre à la Bibliothèque interdite pour demander à Merrox l’identité de celui qui a été tué dans la grande bibliothèque et s’il connaît les Porteurs de morts.

Nous traversons la Grande bibliothèque et nous arrivons devant la porte de la Bibliothèque interdite. Les gardes nous reconnaissent (3 d’entre nous) et vont prévenir Merrox de notre visite. Celui-ci nous reçoit très chaleureusement, comme d’habitude, avec des questions sur Torgus, inconnu de lui jusqu’à présent.

Nous posons la première question sur le meurtre. Le mort s’appelait Algenicor et travaillait surtout sur les Passions. Il était là depuis 40 ans. Dernièrement il travaillait sur la retranscription des œuvres d’un poète nain : Perricade. Toutes les notes ont été prises et des pages ont été arrachées de certains livres. Pour que l’on puisse nous aussi enquêter, il nous donne un parchemin avec son autorisation pour la garde de la bibliothèque.

Il ne connaît pas les Porteurs de morts. Nous sortons de la Bibliothèque interdite après avoir remercié et dit en revoir à Merrox. Je lui ai précisé que l’on restait dans le coin, comme il nous l’avait demandé. Il m’a répondu que c’était très bien et que ça avançait.

Nous allons donc voir le chef des gardes et nous lui donnons le papier de Merrox. Après plusieurs minutes de questions sur pourquoi nous et pourquoi nous voulons enquêter sur ce meurtre, il nous autorise à aller fouiller, en étant accompagné d’un enquêteur, l’office de Nid-de-Savoir. Et là, on est tous surpris. Même sans avoir trop écouté ce qui avait été dit le midi, je reconnais un nom. Algenicor, alias Nid-de-Savoir, est le beau-père du maître de maison tué dans les beaux quartiers.

En entrant dans l’office de Nid-de-Savoir, l’enquêteur nous dit qu’ils n’ont rien trouvé et qu’ils ont fouillé partout. Pourtant, Paradim parviens à trouver entre le lit et le mur un feuillet qui parle d’un roi nain ancien qui aurait demandé aux Passions des atours magnifiques, mais qui aurait été trompé par les Passions qui lui auraient offerts des vêtements tuant sous hypnose. Le palais de ce roi se trouverait sous le royaume de Throal. Y a-t-il un lien avec les échafaudages de Léon ? On en parle à l’enquêteur ainsi que des livres trouvés chez le beau-fils de Nid-de-Savoir. Il est en colère pour les preuves qui auraient du rester où elles étaient. Mais moins en colère que le chef de la garde. Toutefois, ce dernier, s’adoucit quand nous lui dévoilons ce que nous avons trouvé, et le lien possible avec les échafaudages de Léon. Le chef décide d’aller voir le palais de l’ancien roi en passant par les souterrains et nous demande d’essayer de trouver le puits qui pourrait nous y conduire.

Expédition dans l’ancien royaume de Brazah

Nous allons donc chercher un navire pouvant nous emmener vers le puits. Évidemment, la femme Elfe nous emmenant est une ex. de Paradim (une de plus, mais je n’arrive plus à les compter), et elle lui impose plusieurs conditions pour nous y emmener. Grâce à la carte que le chef des gardes nous a montrée, nous arrivons à repérer le puits, nous débarquons à coté et nous renvoyons l’Elfe… Lignel, il me semble.

Dans les buissons se trouvent un échafaudage démonté, et Torgus reconnaît le travail de Léon. Nous décidons de le remonter pour descendre plus facilement dans le puits.

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Descente dans l’ancien royaume de Brazah.

Arrivé en bas, dans le noir, Nadrang crée une flamme au-dessus de l’un de ses paumes et nous pouvons apercevoir des traces de pas qui partent et qui reviennent de la plate-forme. Les traces sont assez fraîches, deux jours environs. Nous décidons de les suivre et nous arrivons près des ruines. Au sol, il y a des marques magiques avec un cadavre de nain au milieu, pour l’organisation d’un rituel sans doute. Paradim trouve une pièce d’argent récente qui a été enchantée. Nadrang tente de regarder dans l’astral et nous l’aidons en recourant à la magie de sang et en nous entaillant la main tous les trois.

Il voit que :

  • le pentagramme est toujours actif ;
  • la pièce a été enchantée très récemment et ce n’est pas la seule ;
  • le rituel est là pour libérer des petites créatures horrifiques qui grignotent les architrames (comme ce qui arrive à Ilmorian) ;
  • la magie utilisée est lié à la lune ;
  • il y a trois endroits où la magie est concentrée.

Nous décidons d’aller voir ces trois sources.

La première nous conduit vers un autel situé dans la crypte d’un temple ou d’un palais. Torgus arrive à soulever l’énorme bloc de pierre de l’autel et je me demande comment il fait ça. Nous découvrons, dans la cache, un coffre qui est en mauvaise état et nous reste dans les mains. Dedans, il y a des bijoux avec le signe des Passions représenté dessus. En nous aidant de nos dagues et en prenant grand soin de ne les toucher sous aucun prétexte, nous les mettons dans un sac pour les ramener.

La deuxième est une grande statue de trois mètres de haut représentant le roi Bandal IV (trop lourde à transporter).

La troisième est une grosse enclume (environ 300 kg) avec le signe de la Passion d’Upandal (trop lourd à transporter aussi, et peut-être dangereuse).

Nous remontons par l’échafaudage de Léon, nous le démontons et le redissimulons dans les buissons avant de redescendre vers Throal, que nous atteignons à la nuit tombée.

Il faudra trouver qui pourra nous en dire plus sur ces bijoux et puis continuer notre enquête sur les autres meurtres, mais pour l’instant il est l’heure de dormir.

Partie du 10/01/2015, 6-7 heures de jeu.

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