Morts à Throal

Journal de Krys’Ten, feuillet n°4

En arrivant à Throal, je me rends au pas de course à la Grande bibliothèque sans adresser la parole à quiconque, même lorsque l’on me hèle.

La porte de la bibliothèque est fermée et une douzaine de gardes refuse le passage à tout le monde, érudits comme les autres. Je demande à rencontrer Merrox, mais ils ne veulent rien entendre car un archiviste a été tué dans la bibliothèque.

Paradym (pourquoi m’a-t-il suivi, et Talmek aussi d’ailleurs ? Et pourquoi ont-ils l’air si essoufflés ?) se lance dans un grand discours mêlant Merrox, la sécurité du royaume et des affaires de la plus haute urgence. Il parle beaucoup trop parfois. Mais, bon, les gardes nous autorisent finalement à pénétrer dans la bibliothèque tandis deux des gardes se tenant de l’autre coté nous accompagnent jusqu’au bureau du Grand archiviste, beaucoup trop lentement à mon goût. Je suis pressée.

Arrivés devant l’archiviste royal, je requiers des nouvelles des artefacts par politesse et sans rentrer dans le vif du sujet immédiatement. Merrox confirme qu’il s’agit bien de la Rose éternelle offerte à la reine Fallia de la cours du bois de Wyrm. Il nous remercie à nouveau d’avoir redécouvert ce précieux artefact et nous annonce que nous sommes conviés à une entrevue avec le roi. C’est un grand honneur. Une rencontre diplomatique devrait être organisée pour remettre officiellement la Rose à l’actuelle reine Alachia.

Quant à la statuette, elle a été confiée à Prosper le Drake et il n’a d’autres informations sur celle-ci pour le moment.

Je pose enfin les questions qui me brulent les lèvres depuis des heures.

Je cherche d’abord à en apprendre le plus sur le Petit canyon des Mauvaises terres. Il semble qu’il y ait beaucoup d’informations qui datent d’avant le Châtiment. Ce serait un lieu très venteux où un grand nombre de cités sylphelines auraient été édifiées.

Sur l’Invocateur, Merrox ne m’apprend pas beaucoup de chose, hélas. S’il s’agit d’un invocateur, ce doit être un nécromancien, peut-être corrompu, ce que confirmeraient les morts-vivants glacés. Un Invocateur avec un grand « I », cela ne lui évoque rien, mais il me conseille de rencontrer le mage Agmar l’Admirable, à la cours du roi. (Merrox me confie un parchemin pour que je ne me fasse pas éconduire par Agmar) ou d’aller directement à Travar, puisque cette ville est dans les Mauvaises terres.

Nous laissons Merrox à ses occupations. En sortant, Talmek me dit qu’il n’y avait pas que des cités sylphes dans le petit canyon, mais aussi, d’après ses lectures, des kaers de petites dimensions (sûrement aussi pour les sylphelins).

L’ingénieur enlevé

Puis je me dirige, accompagnée de Paradym et Talmek, chez Léon Lavisse pour récupérer mes ailes. A notre arrivée, toutes les portes et fenêtres sont barricadées. Il y a des traînées noires au-dessus des fenêtres, comme s’il y avait eu un feu à l’intérieur.

Un rémouleur de notre connaissance nous apprend qu’il y a eu une explosion et que l’ingénieur a été emmené dans une charrette en direction du quartier de la Rivière noire.

Là-bas, nous interrogeons un faux mendiant cul-de-jatte. Nous le malmenons un petit peu pour le persuader de parler, et lorsque Paradym sort son arme, il sort de son trou et prend ses jambes à son cou, mais c’est sans compter sur ma rapidité. Une fois à terre avec la pointe de l’une de mes lames sur sa gorge, il nous révèle que Léon a été emmené chez Derfillon. Encore lui ! Au moins, on sait où se trouve sa tente. Mais à notre approche les gardes s’enfuient en hurlant : « Au secours, c’est encore eux ». À l’intérieur de la tente, personne, Derfillon a fui comme ses gardes. Paradym trouve une piste en fouillant dans les coussins du chef mafieux ; un parchemin qui indique une action punitive prévue le soir même à l’encontre d’une dénommée Lola, avec son adresse.

Lola n’habite pas dans le quartier de la Rivière Noire, donc j’envoie donc Talmek prévenir Nadrang pour qu’il nous rejoigne. Le jeune Ts’krang à rouspéter mais obtempère dès que je hausse un peu la voix en le prévenant que cela va devenir dangereux et que je ne veux pas qu’il se fasse tuer.

Riviere noire

Lorsque nous toquons à la porte, une petite voix répond. Paradym enchaine :

–« Qui est là ?

–Nous cherchons Lola.

–Pourquoi vous êtes là ?

–Nous avons des questions à lui poser car nous recherchons un ami.

–Vous payez pour les réponses ?

–Oui, mais pas pour les questions… »

Elle nous laisse rentrer et se présente comme la Lola en question. Elle se cache derrière son chien, qui à l’air tout gentil malgré sa taille imposante. Elle est manifestement soupçonneuse de nos intentions réelles et, dès la première occasion, en profite pour s’enfuir avec son chien. Impossible de la rattraper, elle connaît trop bien les petites ruelles du quartier. Tant pis, sa présence n’est pas nécessaire pour réceptionner l’expédition punitive.

Un peu plus tard, Nadrang arrive accompagné Talmek, qui ne pouvait s’empêcher de revenir. Au moins a-t-il un bâton, plutôt que ses grimoires et ses parchemins.

Nous attendons en buvant de la tisane, en fait plutôt de l’eau faiblement parfumée. Vers 20 heures, un grand coup résonne enfin sur la porte. Talmek se réfugie dans un coin sur mes conseils tandis que Paradym entrouvre la porte en se dissimulant derrière et, dès que l’Orc pénètre dans la bicoque, il lui enfonce sa lame dans le pied, lui arrachant un hurlement. Un Troll est entré par la porte de derrière et parviens à capturer Talmek, mais sursaute en entendant le cri lui permet de s’échapper. Le combat ne vas pas être facile, si nombreux dans un espace exigüe, surtout avec le gamin accroché à moi. Heureusement, il comprend qu’il faut me lâcher.

Pendant ce temps, Nadrang anime et échauffe l’eau bouillante de la théière avant de la propulser sur le Troll, mais deux Orcs réussissent à entrer, et je me précipite pour les désarmer. Le plus proche de la porte s’enfuit finalement, mais Paradym prend le second à la gorge et le maintiens pendant que Nadrang mets le Troll au sol et lui fourre sa lame sur la gorge pour l’immobiliser.

Nos prisonniers nous indiquent sous la contrainte que Derfillon est sûrement à l’auberge de l’Anguille Crevée. Soudain, un rire monstrueux résonne et de la même voix crie : « Les porteurs de morts sont là ! ». Une peur étrange nous envahi. Nous relâchons nos prisonniers, leur ordonnant de se tenir à carreau car nous saurons les retrouver.

Nous sortons et nous voyons un début d’attroupement devant la maison d’à coté d’où sont venus le rire et le cri.

Nous nous avançons et nous voyons la porte de la maison grande ouverte et en me rapprochant encore jusqu’à la porte je vois des cadavres. Je rentre en faisant attention de marcher le moins possible dans le sang. Il y a 3 corps dans se qui semblerait être le salon. Ils sont lacérés d’une façon que seul quelqu’un s’y connaissant pourrait faire ce genre de truc, donc un adepte mais aussi un boucher ou toutes personnes sachant manier un objet tranchant convenablement. Je continue mes recherches dans la maison et je découvre une quatrième victime près de la porte de derrière également ouverte. Un attroupement commence à se former devant cette porte. Je discute avec les personnes présentes qui me disent que c’était une famille de quatre personnes qui vivaient là sans histoire. D’autres familles sont mortes dans de pareilles conditions dans le coin.

En discutant après avec Nadrang et Paradym, il y a aussi eu des meurtres dans le quartier noble. Apparemment c’est un orc dans un costume de Théâtre qui est suspecté. Avec la nuit nous ne pouvons pas faire grand-chose d’autres.

Nous décidons donc d’aller à L’Anguille Crevée pour trouver Derfillon. En rentrant dans la taverne, je remarque deux individus qui s’enfuient dès qu’ils me voient. Je pense que c’est des mineurs, je ne les poursuis pas car ce n’est pas pour eux que nous sommes là.

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L’Anguille crevée, fameuse auberge du quartier de la Rivière noire (DProject-DMan)

Paradym monte sur une table et demande à voir Derfillon. Cela réussi à déclencher une grosse bagarre. Nadrang s’y met aussi en attrapant une bouteille et en la fracassant sur le crane d’un mec à coté de lui. Je reste à la porte avec Talmek en lui disant que c’est comme d’habitude avec Paradym. A chaque taverne, il réussi à déclencher une bagarre. Vu que la taverne possède des balcons, je commence à escalader un peu pour avoir une meilleure vision de l’endroit. Je remarque que sur l’un des plus hauts balcons se trouvent Derfillon avec des gardes. J’entends à ce moment la voix de Paradym qui lance : « Tournée générale ». Il est derrière le bar tout seul avec une bouteille dans chaque main. Ça fout encore plus le bazar. Talmek m’ayant suivi et étant juste en dessous de moi est mortifié. Je redescends lui dire d’aller trouver les deux autres et de leur dire que j’ai trouvé notre homme. Il ne veut pas, il a peur. Ce n’est qu’une petite bagarre, et j’attrape au vol un plateau et je le tends à Talmek en lui disant de se protéger avec et de frapper les gens sur son passage. Je lui dis aussi que je ferai attention à lui en montant vers le balcon où se trouve Derfillon. Maintenant je commence à grimper en allant vite, en me cachant lorsqu’il faut et en m’aidant du chaos régnant dans la taverne, j’arrive à arriver jusqu’à Derfillon et à mettre ma lame sous sa gorge sans que personne ne me voit. Les 4 gardes qui sont à coté commencent à dégainer mais Derfillon leur dit de n’en rien faire. Bizarrement avec une lame sur la gorge, on n’est pas pris à la légère. Je lui dis qu’avant de commencer à poser mes questions, nous allons attendre mes compagnons qui ne devraient pas tarder. En effet quelques minutes plus tard, ils arrivent tous les 3 complètement taché de vin, de bière et même de sang.

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 Derfillon, caïd de la Rivière noire, Grand-Foire

Donc nous commençons par demander où se trouve Léon. Derfillon nous répond qu’il est à l’entrepôt mais qu’il n’en sait pas plus. Un de ses contacts avait besoin de quelqu’un connaissant le système de poulies et voilà pourquoi Léon. Pour l’atelier de Léon, c’est ce dernier lui-même qui a créé l’explosion.

Pour les meurtres des familles, il n’en sait pas beaucoup plus que nous à part que c’est un questeur de (désolé je ne sais plus).

On malmène un peu Derfillon, mais les gardes ne nous laissant pas faire, on s’en débarrasse sans les tuer. Pour Derfillon, il finit cul nu accroché au lustre.

Direction l’entrepôt. En chemin Paradym se rapproche de moi et me demande où se trouve le foulard qui était sur ma queue. Je lui dis que je l’ai rendu à son propriétaire et comme il continu à me poser des questions, je lui raconte l’histoire et donc le pourquoi je cherche l’Invocateur.

A l’entrepôt nous réussissons à libérer Léon sans soucis à part 2 gardes à l’entrée mais c’est une formalité.

Léon a été capturé et mis en esclavage pour créer des poulies pour descendre dans des puits, mais il ne sait pas où c’est. De plus, ces poulies doivent juste pouvoir soutenir un gros poids juste pour un aller et retour. C’est très curieux mais nous ne pouvons rien faire pour le moment. Nous ramenons Léon, je récupère mes ailes en lui disant que je reviendrai quand je pourrai pour les essayer.

Quelque chose de louche se trame

Nous rentrons nous coucher et le lendemain après midi nous allons voir l’amiral Ilmorian pour lui parler de ce que Léon a été obligé de faire. Ilmorian s’en fout et nous dit d’aller voir quelqu’un d’autre. Ilmorian est très malade et Nadrang découvre que c’est une affection du corps astral.

Nous décidons d’aller voir Hélicia Fortepaule qui est en train de donner une réception. Pendant que Nadrang discute de ce que l’on a appris avec Hélicia, avec Paradym nous discutons avec les personnes invités. Nous rencontrons un certain marchand Charboyya qui est ravi de nous rencontrer. En effet son frère fait parti du village d’Hanto que nous avons libéré.

Dame Hélicia est assez inquiète de ce que lui apprend Nadrang et propose de nous faire rencontrer J’Role, le chef de l’Œil de Throal, les services secrets. On convient d’un rendez vous dans 4h. En rentrant dans nos quartiers, nous avons un message de Merrox pour nous dire que le roi nous convie à la même heure que notre autre rendez-vous. Le roi est plus important donc Nadrang prévient Hélicia pour lui dire de repousser le rendez-vous avec J’Role car nous devons aller voir le roi.

Comme on a le temps, je veux aller essayer mes ailes. Paradym et Nadrang m’accompagne donc chez Léon. Il m’explique comment ça fonctionne pendant un moment et je fais un essai. C’est difficile et je suis juste freinée pour mon premier saut. Mais je ne suis pas blessée et je réessaierais demain car nous n’avons plus le temps, nous devons retourner nous préparer pour aller voir le roi.

Donc après s’être changer, nous retrouvons donc Merrox pour finir le chemin ensemble. Arrivés devant le roi et après les courbettes d’usage, le roi nous demande de le suivre et c’est ce que nous faisons. D’abord nous contournons son trône pour passer par un passage secret et nous longeons un grand couloir. Le roi nous fait entrer dans une chambre où se trouvent la reine et son fils ainsi que dans un grand lit, un très vieux nain. Nous devinons tous que le roi que nous avons suivi n’est qu’un sosie et que c’est ce vieux nain qui est le vrai roi.

Roi Valurus III

Valurus III de Throal, un roi très malade, et discret…

Le roi nous remercie tout d’abord d’avoir sauvé sa femme et son fils. Ensuite il nous parle de la rose éternelle. Une expédition va être lancée pour pouvoir offrir à la reine des elfes actuelle cette rose comme gage d’amitié et pour pouvoir les convaincre de se lier ensemble contre les Thérans. Bien sur cette discussion doit rester secrète et nous ne devons divulguer à personne la véritable identité du roi.

C’est un grand honneur de nous faire autant confiance.

Nous quittons le palais avec une future mission qui ne sera pas facile à mon avis.

Nous retournons voir Hélicia qui nous accompagne voir J’Role. En chemin, elle demande comment allait le roi, et nous avons répondu comme un seul homme : « En pleine forme ».

Nous arrivons chez J’Role en faisant plusieurs tours et détours.

J’Role est un vieil Orc avec un œil plus petit que l’autre. Il connaît beaucoup de chose sur nous, même des choses récentes comme le fait que je désire voler. Il voudrait savoir mes progrès dans ce domaine.

Nous lui racontons pour les puits, il va enquêter.

Pour les meurtres, il n’arrive pas à capturer cet Orc fou.

Les mineurs ne m’embêteront plus puisque leur navire a été détruit.

Derfillon lui donne des renseignements, donc il faut le laisser en vie.

Pour l’Invocateur, après que je lui ai raconté mon histoire, enfin la partie qu’il ne connaissait pas, il nous donne des nouvelles informations. Le kaer volant est le kaer où l’Invocateur a vécu. Il nous déconseille de partir à sa recherche car c’est un personnage très dangereux, mais que me connaissant il sait que j’irai et qu’il n’a aucune chance de me faire changer d’avis.

Nous continuons à discuter de banalité et nous repartons nous coucher en raccompagnant tout d’abord Dame Hélicia.

Partie du 15/11/2014

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